Articles Tagués ‘intelligence artificielle’

Nous allons vous présenter dans les semaines qui viennent une série sur les robots français. Vous allez découvrir à chaque article un nouveau robot, ses caractéristiques et ses performances. Le but est de mettre en avant différents projets qui font tous à leur manière évoluer l’écosystème de la robotique française. Si vous souhaitez que nous parlions d’un projet en particulier qui vous tient à cœur dites le nous dans les commentaire sur Facebook ou sur Twitter. N’hésitez pas à liker notre page Facebook ou à nous suivre sur Twitter pour être informé de la sortie des prochains articles de cette série.

Dans ce premier article nous vous présentons le robot Buddy.

Du haut de ses 56 cm, Buddy, « copain » en français, est un robot accompli.
Vous lui parlez, il vous répond.
Buddy peut mettre en marche votre chauffage, vous dire à quelle heure partira votre prochain train ou vous proposer des recettes de cuisine. Véritable assistant dans la maison, il vous rappelle vos rendez-vous, appelle vos amis, est capable de mémoriser tout ce que vous lui dites, même la liste des courses.

Buddy, le robot familial intelligent

Grâce à une caméra classique, une caméra infrarouge et un projecteur laser, Il fait la distinction entre les objets, les visages, les animaux, les plantes, etc. Doté d’une technologie d’intelligence artificielle de pointe, il est notamment équipé de technologie pour la détection, la reconnaissance et le suivi des visages et des objets. Il parle, entend, voit et se déplace facilement grâce à ses trois roues.

Ce compagnon adore faire réciter les leçons aux enfants, leur apprend à compter et bien d’autres choses. Très pédagogue, Buddy propose des jeux drôles et éducatifs, raconte des histoires et peut même proposer une partie de cache-cache.

Véritable surveillant de la maison

Grâce à un smartphone, il est possible de se connecter à son robot familial de n’importe quel endroit du monde afin de surveiller son domicile à travers ses yeux. Équipé de capteurs intégrés, il est capable de détecter un début d’incendie, une inondation, un cambriolage, ou toute autre situation anormale et vous alerte immédiatement, où que vous soyez.

Autre avantage, Buddy surveille les appareils et la consommation énergétique.

Un compagnon pour les seniors

Une fois programmé, Buddy peut devenir un véritable ange gardien pour les personnes à mobilité réduite : aide-mémoire, il rappelle de sa petite voix les rendez-vous, les livraisons éventuelles, voire la prise de médicaments.

Il est capable de prévenir la famille en cas de chute ou d’absence d’activité de la personne. Et pour communiquer avec ses proches, pas besoin de savoir utiliser un ordinateur : FaceTime, Skype… il suffit de lui demander et il se connecte tout seul. Pratique aussi pour communiquer en visioconférence avec un médecin.

Caractéristiques techniques :

  • BUDDY mesure 56 cm, pèse 5 kg, et ses batteries offrent 8 à 10 heures d’autonomie.
  • Ce robot familial sera commercialisé fin 2016, pour 750 euros environ.

Le robot familial BUDDY est le fruit de l’imagination de Rodolphe Hasselvander, P-DG et co-fondateur de l’entreprise Blue Frog Robotics. Son design a été conçu par Ova Design, société basée à Ivry-sur-Seine en région parisienne. Il est fabriqué par l’autre société partenaire : Jabil Circuit, Inc., à St. Petersburg en Floride.

robot familialBlue Frog Robotics a choisi le financement participatif comme mode de commercialisation pour BUDDY. Il a été présenté début janvier, au Consumer Electronic Show de Las Vegas.

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[vimeo http://vimeo.com/79098420]

Depuis quelques temps déjà les scientifiques s’intéressent à l’application du principe d’évolution génétique pour permettre aux machines d’apprendre à marcher sans leur aide. Le concept est simple: on crée une créature virtuelle sur laquelle on applique des contraintes liées à son environnement (la gravité, la pente…) ou à sa structure interne (les degrés de liberté des « articulations », les puissances des « muscles »…)  et une fois ce cadre fixé on donne un but à la créature (par exemple marcher en ligne droite le plus vite possible, marcher en consommant le moins d’énergie possible). Ensuite on permet au programme de se relancer après chaque échec, avec la particularité de pouvoir changer sa propre programmation (sur le modèle de la sélection naturelle sur les espèce, qui s’applique sur leur génome). Ainsi au fur et à mesure des générations la créature virtuelle s’améliore toute seule, sans qu’aucun être humain n’intervienne. Dans la vidéo ci-dessus publiée récemment par des chercheurs de l’université d’Utrecht et de l’université de la Colombie-Britannique on voit clairement le processus d’amélioration de la marche pour différentes créatures bipèdes (notamment des humanoïdes) et le résultat est assez impressionnant sachant qu’à aucun moment on a indiqué au programme que les « jambes » servaient effectivement à marcher et que les « bras » pouvaient aussi servir à l’équilibre de la marche. Grâce au contrôle des différents paramètres les chercheurs peuvent aussi s’amuser à imaginer quelle serait la démarche d’un bipède sur d’autres planètes, comme Saturne. Pour le moment ces codes ne sont pas encore utilisés sur des vraies machines mais les scientifiques imaginent que cela sera bientôt possible, après des améliorations, notamment en ce qui concerne la ressemblance des membres virtuels et réels.

 La voiture qui se conduit toute seule, c’est un grand classique de science-fiction et aujourd’hui la réalité rattrape la fiction. En effet, il devient de plus en plus probable qu’un jour prochain nous pourrons effectuer nos déplacements en voiture sans mettre la main au volant (ou alors très peu). Imaginez plutôt: vous montez dans votre voiture, vous demandez oralement à cette dernière de vous emmenez à votre magasin ou à votre travail et sans se soucier le moins du monde des détails quand à la circulation et à la signalisation vous vous retrouvez garé parfaitement sur une place de parking réservée à l’avance (voir la vidéo ci-dessous). Bien sur il reste des progrès à réaliser pour en arriver la mais les choses avancent, et même très vite. La voiture autonome la plus aboutie à l’heure actuelle est sans aucun doute la Google Car (vidéo ci-dessus et une autre ici), développée par le Google X lab, ce laboratoire secret de Google en Californie où sont testées des technologies toute droit sorties de films de science-fiction telles que les lunettes Google Glass (dont nous reparlerons bientôt), les systèmes d’intelligence artificiel et peut être même des recherches sur l’ascenseur spatial. Aujourd’hui le programme de Google est en phase avancé puisque les voitures ont au total roulées plus de 500 000 km sur les routes sans aide humaine et sans accidents.De plus trois états américains ont autorisés les voitures à parcourir leurs routes (Nevada, Floride et Californie). Bien que Google soit à la pointe du domaine, d’autres entreprises se sont aussi lancées dans la course à l’autonomie tels que Toyota, Audi, Continental … La révolution est en marche.

A l’origine de ces formidables progrès plutôt récents, on retrouve encore une fois la célèbre agence militaire américaine DARPA. Déjà à l’origine de nombreuses technologies futuristes, cette dernière à lancée en 2004 le DARPA Grand Challenge pour faire sortir les voitures autonomes des laboratoires universitaires dans lesquels elles étaient enfermées. Les voitures devaient parcourir un circuit sans intervention humaine en un temps le plus court possible et sans accrochages avec les concurrents. Elles étaient pour cela équipées de radars, lidars, GPS et de vision par ordinateur. La compétition à eu lieu pendant 3 ans (2004, 2005 et 2007) sur des circuits réalistes reproduisant l’environnement typique d’une ville avec sa circulation et ses panneaux de signalisation. Alors qu’à la première édition aucun participant n’a réussi à parcourir les 241 km demandés, la troisième édition à vue onze équipes participer à l’épreuve finale et parmi elles, six ont réussi à franchir la ligne d’arrivée mais seulement quatre dans le temps imparti de 6 heures. Le vainqueur fut le 4×4 Chevrolet Chevy Tahoe, surnommé Boss, de l’université Carnegie-Mellon .Vous pouvez voir les vidéos de l’épreuve de 2007 ici. La voiture de Google est d’ailleurs directement issue de ce concours puisque le créateur de celle-ci, Sebastian Thrun, était déjà responsable de l’équipe de Stanford qui à gagnée l’édition 2005 du DARPA Grand Challenge. On peut donc penser qu’il ne faudra désormais plus longtemps (une dizaine d’années peut être) avant de voir enfin ces véhicules parcourir nos routes et améliorer la sécurité routière grâce à leurs systèmes intelligents de repérage des obstacles et de gestion de la circulation. Des rumeurs font d’ailleurs état de prises de contacts entre Google et des constructeurs automobiles pour accélérer la mise en service de ces voitures.

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