Sélection de vidéos.

 Nous commençons avec la toute première vidéo du drone Taranis développé par les britanniques de BAE Systems. On ne sait que très peu de choses sur ce projet très secret mais il semblerait que le premier vol de ce drone ait eu lieu en août dernier, probablement en Australie. Il est aussi probable que ce soit un engin supersonique (une première pour ce type d’aéronef). L’objectif final est de mettre au point un aéronef engin furtif et capable de délivrer ses armes derrière les lignes ennemies.

Le projet Morpheus de la NASA avance bien. En effet, les vols libres se déroulent nominalement et les progrès se succèdent rapidement. Pour rappel, ce projet vise à mettre au point les technologies, tant au niveau hardware que software, nécessaires à la mise au point d’atterrisseurs fiables, écologiques et économes en énergie. Des missions visant à déposer des robots et du matériel scientifique sur la Lune ont notamment été imaginée par les ingénieurs du projet Morpheus. 

Toujours dans le même registre, le Jet Propulsion Laboratory (JPL) utilise un engin semblable à celui de Morpheus pour tester et améliorer ses algorithmes d’atterrissage autonome. Ces tests sont réalisés sur le Xombie de la petite startup Masten Space System. Enfin, nous terminons par une autre vidéo en provenance de la NASA. Cette fois-ci c’est pour tester de nouveaux parachutes destinés à des missions martiennes que l’agence spatiale américaine utilise les grands moyens. Ces essais ont lieux avec un tel système propulsé car le parachute en question est trop grand pour être installé dans les souffleries disponibles.

Les nouveaux projets de drones de l’US Air Force.

le SR-72 de Lockheed Martin
Le SR-72 de Lockheed Martin

Si vous vous intéressez à l’aéronautique il est peu probable que vous ayez raté l’annonce du projet de drone hypersonique de Lockheed Martin, le SR-72. En effet, cet aéronef destiné à l’US Air Force est le successeur du mythique SR-71 « Blackbird », l’avion développé par cette même compagnie dans les années 60 dans le but d’effectuer des opérations de reconnaissance en territoire ennemi. Le Blackbird, retiré du service en 1998, était capable d’atteindre MAch 3,3 (3,540+ km/h) et avait une portée de 5400 km. Depuis plusieurs années de nombreuses spéculations ont été faites concernant le futur aéronef du célèbre bureau d’étude Skunk Works de Lockheed Martin, déjà à l’origine des U-2, A-12, F-117 et SR-71. La rumeur évoquait notamment un avion de reconnaissance nommé « Aurora » (souvent associé à des affirmations plus ou moins farfelues d’amateurs d’Ovnis et autres ufologues). Rien de bien concret en somme. Aujourd’hui on en sait un peu plus sur les plans de l’armée de l’air américaine pour réaliser ses missions de reconnaissance et c’est l’utilisation massive de drones furtifs qui semble être le nouveau créneau. Il y a d’abord eu le drone RQ-170, qui aurait été capturé par l’Iran en décembre 2011. Aviation Week a dévoilé récemment le projet SR-72 ainsi que celui du successeur du RQ-170, le RQ-180 (deux drones construits par Northrop Grumman, la société à l’origine du fameux B-2 « Spirit »). Ces deux drones, bien que très différents, entrent en concurrence dans les budgets de l’US Air Force étant donné que ceux sont tous les deux des engins de reconnaissance. Le SR-72 est capable d’atteindre Mach 6 grâce à des superstatoréacteurs  et serait capable d’effectuer des frappes aériennes en un temps très cours ainsi que des attaques électroniques (pour un bon article sur ce drone je vous conseille celui d’Air Et Cosmos). Le RQ-180 lui est un drone de type aile volante, spécialité du constructeur Northrop Grumman, et ne sera certainement pas supersonique. Il sera en revanche doté d’une grande furtivité et d’une autonomie en vol de 24 h (contre 5-6 h pour le RQ-170) et il sera capable lui aussi d’effectuer de la guerre électronique (mais pas de frappes aériennes). Une représentation de ce que pourrait être le RQ-180 a été fournie par Aviation Week (image ci-dessous) mais ce programme faisant parti des « black projects » de l’armée américaine il est très difficile de savoir exactement à quoi ressemble ce drone qui serait développé par ailleurs dans la mythique zone 51, au Nevada. Aujourd’hui c’est ce dernier projet qui semble avoir la faveur de l’Air Force notamment du fait de sa plus grande faisabilité par rapport au SR-72 et de sa disponibilité évaluée aux alentours de 2015 (le SR-72 rentrerait lui en service autour de 2030). Il n’est pas non plus impossible que les deux soient développés en parallèle. Avec les projets européens Taranis de BAE Systems et nEUROn de Dassault Aviation il semble bel et bien que les drones représentent l’avenir de l’aéronautique militaire.

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Le RQ-180, développé par Northrop Grumman.
Le RQ-180, développé par Northrop Grumman.

Quoi de nouveau en robotique ? (Partie 2)

Pour continuer le petit récapitulatif sur l’actualité robotique commencé dans l’article précédent, nous allons aborder quelques nouveautés importantes qui risquent de changer énormément de choses pour le futur de la discipline. Mais avant, j’aimerai finir sur le Darpa Robotics Challenge et discuter rapidement des points négatifs et des échecs. Car oui, bien que l’on puisse considérer que l’épreuve de Miami fût un grand succès il faut néanmoins noter qu’elle nous a permis de voir l’état réel de la robotique en 2013. Et le moins que l’on puisse dire c’est que nous sommes encore loin des robots du film Terminator ou encore d’I, Robot. En effet, quasiment tout les robots (bien que S-One s’en sorte mieux) sont encore très lents et ne possèdent que très peu d’autonomie (les machines étaient contrôlées en partie par des opérateurs à distance, avec une communication perturbée volontairement par les organisateurs de la DARPA comme ce pourrait être le cas en mission de secours). Il fallait quasiment 30 min pour que chaque robot puisse terminer une épreuve et pour certains ce temps était encore loin d’être suffisant. Un des objectifs principaux pour l’épreuve de décembre prochain concernera donc l’autonomie et la rapidité des robots, sachant que cette fois-ci, les 8 tâches seront réunies en un seul et même parcours. Il y a donc encore énormément de travail à réaliser pour les équipes du DRC. Pour finir et pour illustrer les difficultés de ce concours, on peut évoquer le cas du robot Valkyrie (photo ci-dessous et vidéo ici) du centre spatial Johnson de la NASA. C’est certainement le plus soigné d’un point de vue esthétique et design et ses concepteurs n’ont rien de débutants (ils sont à l’origine des célèbres robonaut dont une version est actuellement à bord de l’ISS) mais cela n’a pas empêché l’équipe d’obtenir le score catastrophique de 0 points. C’est la grosse déception de l’étape en Floride. Néanmoins, l’année prochaine devrait être une toute autre histoire et Valkyrie pourrait très bien prendre sa revanche, les ingénieurs de la NASA n’ayant eu que très peu de temps pour le programmer.

Le robot Valkyrie de la NASA.
Le robot Valkyrie de la NASA.

En dehors du DRC, je suis obligé de mentionner trois autres nouvelles importantes. D’abord, comme vous pouvez le voir dans la vidéo au début de l’article, Amazon a récemment annoncée qu’elle comptait utiliser des drones de petite taille pour délivrer des colis directement chez les particuliers. Le projet se nomme Amazon Prime Air et pourrait être lancé d’ici à 2015 bien qu’une nouvelle législation concernant les drones soit nécessaire (un pas important vient tout juste d’être franchi avec l’autorisation par la Federal Aviation Administration d’expérimenter librement des aéronefs autonomes ou non dans 6 sites répartis aux USA, avec l’ambition d’établir un règlement en 2015). Bien que ce service ne sera pas accessible à n’importe qui (la portée des drones limitera leur usage autour des villes et des centres de stockage d’Amazon) et qu’il ne permettra pas de livrer n’importe quoi, il sera intéressant de voir si ce nouveau service réussira à s’imposer, sachant qu’UPS et FedEx ont annoncées qu’elles travaillaient aussi sur cette technologie. En plus d’Amazon, il convient aussi de mentionner l’investissement massif d’Apple, à hauteur de 10 milliards de dollars, dans la robotisation de ses chaines de production, notamment aux USA. En plus de Foxconn qui a aussi engagé récemment l’installation d’un million de robots dans ses usines, il semble que le champ de la robotique industrielle soit en pleine explosion.

Enfin, et j’ai gardé le meilleur pour la fin, Google s’est décidé à envahir la robotique de manière inédite. En effet, en quelques mois, l’entreprise californienne a fait l’acquisition de 8 sociétés impliquées dans la robotique et parmi lesquelles Boston Dynamics et Schaft Inc (la startup à l’origine du robot vainqueur de l’épreuve récente du DRC). En plus de ces deux entreprises, Google a acquis Industrial Perception, Meka et Redwood Robotics, Bot & Dolly, Autofuss et Holomni. L’investissement total n’a pas été dévoilé mais il se chiffre probablement en plusieurs centaines de millions de dollars, autant dire que c’est du jamais vu. Cette nouvelle branche du célèbre moteur de recherche n’a pas encore de nom mais est dirigée par Andy Rubin, l’homme à l’origine du système pour mobiles Android et roboticien de formation. Pour l’instant Google n’a pas annoncée ses plans pour le futur mais un employé de Boston Dynamics présent à Miami en décembre dernier pour le DRC a indiqué que la robotique humanoïde faisait très probablement partie des plans du géant californien. Avec les fonds quasiment illimités de Google et les compétences des ingénieurs des sociétés acquises attendez vous à de grandes avancées dans les prochaines années. Pour conclure, une petite vidéo en bonus, enregistrée lors du DRC.

LS3 de Boston Dynamics
LS3 de Boston Dynamics

Des nouvelles du F35-B et du X47-B.

Avion de 5ème génération, le F35-B est le prochain engin « stantard » de l’armée américaine, l’équivalent du célèbre F16 mais en version moderne. Il fait parti de la catégorie des multirôles, capables de réaliser aussi bien des frappes au sol que des missions de domination aérienne. En fait, au lieu d’un seul appareil, c’est 3 versions différentes du F35 (A, B et C) qui seront mises en service d’ici à 2016. Le F35-B est celui qui nous intéresse aujourd’hui, en effet, après avoir effectué son premier vol le 11 juin 2008, son premier atterrissage vertical le 18 mars 2010 et son premier atterrissage vertical de nuit le 2 avril 2013, l’aéronef construit par Lockheed Martin vient de réaliser son premier décollage vertical, le 10 mai 2013 , à la Naval Air Station Patuxent River, une base de l’US Navy. Des 3 variantes du F35, la B est la seule possédant une soufflante intégrée verticalement dans le fuselage à l’arrière du cockpit (utilisée uniquement pour le décollage ou l’atterrissage), ainsi qu’une tuyère principale orientable vers le bas lui permettant de voler et d’atterrir verticalement. Les clients principaux de cet appareil seront l’US Marine Corps et la Royal Air Force.

Autre nouvelle en provenance de l’aéronautique militaire US, le X47-B (encore lui) vient de réaliser pour la première fois sur un porte-avions la manoeuvre dite du touch-and-go (Posé-décollé en français) qui consiste à atterrir et à décoller immédiatement, sans s’arrêter. Cette étape, très importantes pour le programme, s’est déroulée le 17 mai dernier, 3 jours après le premier catapultage du X47-B depuis le USS George H.W. Bush. Il ne reste désormais plus que l’atterrissage à réaliser, certainement la partie la plus difficile mais tous les voyants sont au vert et le premier essai devrait avoir lieu un peu plus tard dans l’année.

Le X47-B sur le point de réaliser un touch-and-go.
Le X47-B sur le point de réaliser un touch-and-go.

Le drone X47-B décolle pour la première fois depuis un porte-avions.

Dans un précédent article on parlait déjà du drone X47-B construit par Northrop Grumman pour le compte de l’US Navy. Il s’agît d’un aéronef subsonique de type « aile volante » et capable d’opérer depuis un porte-avions. Après un premier vol en 2011, le drone n’avait jusqu’à maintenant décollé que depuis la terme ferme bien que des simulations de décollage court ont été réalisées. Le 14 mai 2013, le X-47B a pris son envol pour la première fois depuis un porte-avions de la Navy ( le USS George H W Bush ). C’est donc une étape cruciale de ce programme à 1.8 milliard de dollars qui vient d’être franchie et il faut avouer que les images de ce décollage semblent sorties tout droit d’un film de science fiction. Il faut noter néanmoins que ce vol ne comprenait pas encore d’appontage sur porte-avions, les essais sur piste terrestre n’étant pas terminés. Pour rappel, le X-47B ( ou un dérivé ) est aujourd’hui engagé dans le programme UCLASS ( Unmanned Carrier-Launched Surveillance and Strikede la Navy face à trois concurrents: le Lockheed Sea Ghost, le Boeing Phantom Ray et le General Atomics Sea Avenger. On reparlera prochainement de ces 3 projets dans d’autres articles. Le vainqueur de ce programme devrait se voir attribuer un contrat de plusieurs milliards de dollars pour équiper l’US Navy de ses drones.

Le X-47B
Le X-47B décolle depuis le porte-avions USS George H W Bush.

Le projet Robobees d’Harvard est une réussite.

Après 12 années de recherches, le robot insecte du projet Robobees de l’université d’Harvard est enfin capable de réaliser des vols contrôlés. D’un longueur de 2 centimètres et d’un poids de 80 mg, c’est le robot volant le plus petit et le plus léger au monde. Jusqu’à l’année dernière le robot n’était capable que de voler quelques secondes de manière non contrôlé. Si il a fallu tant de temps pour arriver à ce résultat final c’est qu’à ces dimensions tout est plus compliqué en terme d’aérodynamique, de matériaux, de moteurs et d’énergie. En effet, la moindre variation des conditions de vent met en péril la stabilité du robot, les matériaux doivent être suffisamment légers pour qu’il puisse s’élever (sachant que plus le robot est léger plus il est sensible aux pressions extérieures) et enfin les moteurs et leur alimentation doivent être adaptés à sa taille. Ce casse tête a finalement été en partie résolu grâce à de très récentes innovations, notamment dans le procédé de fabrication des pièces du robot et dans le choix d’actionneurs piézoélectriques (la piézoélectricité est la capacité d’un matériau à se polariser sous l’effet d’une action mécanique) permettant aux ailes de battre 120 fois par secondes. Quand je dis que les problèmes ont été « en partie » résolus, je fais référence au problème restant de la fourniture et du stockage de l’énergie (comme souvent dans la technologie moderne). En effet, pour le moment les robots-insectes sont alimentés en énergie et contrôlés grâce à un petit câble ce qui rend leur autonomie et leur portée nettement amoindrie. L’objectif à terme (puisque le projet Robobees continu) est d’apporter des solutions à ces problèmes pour qu’un jour ces machines puissent travailler ensemble dans des colonies artificielles pour surveiller l’environnement, pour réaliser la pollinisation et effectuer des missions de recherche et sauvetage ou d’espionnage. Et, comme on le voit avec le processus de fabrication, les innovations technologiques développées le long du chemin sont précieux en eux-mêmes. Comme on peut le voir, ce genre de technologie semble très prometteuse et il y a fort à parier que ce n’est que le début et que des choses impressionnantes sortiront de ces travaux comme le dit Kevin Y. Ma, un des chercheurs du projet: « Je veux créer quelque chose que le monde n’a jamais vu auparavant ».

Le robot-insecte d'Harvard.
Le robot-insecte d’Harvard.

AgustaWestland présente son Project Zero.

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La société italo-britannique connue pour ses hélicoptères vient de lever le voile sur son projet ultra secret d’aéronef à décollage et atterrissage vertical. Conçu et fabriqué en à peine six mois, ce drone possède donc la particularité d’être équipé de deux rotors basculants à 90°. Au décollage ou à l’atterrissage ces derniers sont donc positionnés horizontalement pour assurer le « mode » hélicoptère du drone et sont ensuite basculés verticalement pour assurer la translation. Les ailes sont de plus détachable pour les missions de type uniquement « hélicoptère ». L’aéronef est propulsé grâce à des moteurs électriques et ses rotors peuvent servir d’éoliennes pour recharger ses batteries lorsqu’il est au sol. En outre, parce que les moteurs électriques de Project Zero n’ont pas besoin d’oxygène pour fonctionner, l’appareil pourrait éventuellement voler à très haute altitude ou dans un environnement fortement pollué. Il devrait également être difficile à détecter car il fait peu de bruit et a une faible signature thermique en vol. L’engin a effectuer son premier vol captif stationnaire en juin 2011 en Italie et a depuis réalisé plusieurs vols non captif (mais toujours sans translation) en zone sécurisée. Des vidéos devraient bientôt être disponibles.

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Les vidéos de la semaine.

On a déjà parlé de l’entreprise Boston Dynamics et de ses incroyables robots et la vidéo ci-dessus montre les dernières avancées réalisées sur leur projet BigDog. Pour rappel, ce quadrupède possédant une très grande stabilité est destiné à des applications militaires (en fait une version plus récente nommée LS3, BigDog est un projet de recherche). Il servira à transporter du matériel lors des missions pour soulager les soldats. Dans la vidéo on peut voir que les ingénieurs de Boston Dynamics ont ajouté un quatrième membre capable de saisir des objets et de les balancer plus loin. L’utilité d’un tel « bras » réside dans le fait qu’en terrain naturel, le robot sera amené à rencontrer de nombreux obstacles et il pourra s’avérer intéressant de les écarter plutôt que de les contourner. On attend rapidement d’autres vidéos pour voir BigDog en action dans diverses situations.

Sur la vidéos ci-dessus on peut voir le dernier essai en date du Phantom Eye de Boeing. Le Phantom Eye est un prototype de drone de type HALE (Haute Altitude, Longue Endurance) en cours de développement. Propulsé à l’hydrogène, il est conçu pour mener des missions d’intelligence, de surveillance, et de reconnaissance (ISR). Le vol, qui a eu lieu le 25 février, a duré 66 minutes et le drone a atteint une altitude de plus de 2.4 km et une vitesse de 114 km/h.

Enfin, deux petites vidéos de robots pour finir, la première ci-dessus dévoile l’aide que peut apporter les bras robotique compatible avec la présence humaine aux handicapés. C’est une startup canadienne, Kinova, qui est à l’origine de ce produit d’ores et déjà  commercialisé. La vidéo ci-dessous nous montre les performances des robots serpents de l’université Carnégie Mellon, aux USA. Ces robots sont envisagés pour de multiples applications qui vont de la recherche de survivants après une catastrophe à la surveillance des infrastructures difficiles d’accès en passant par l’espionnage et la recherche de renseignements militaires.