Archives de la catégorie ‘Robotique’

Dans la suite de notre « Série sur les Robots Français » nous vous présentons Poppy un robot français entièrement open-source développé par le Flower Lab, qui réunit l’INRIA et l’Ensta ParisTech.

Voici l’autre article de la « Série sur les Robots Français » : Série sur les Robots Français – Buddy, le premier robot familial français est né

Il mesure 84 cm, pèse 3,5 kg, est né en France et pourra être reproduit chez vous, par vous, pour peu que vous disposiez du matériel nécessaire. Alors que les regards des amateurs de robotique sont principalement tournés vers le robot NAO de la société française Aldebaran (voir l’article : Nao un robot français à la pointe de la technologie), l’INRIA et l’Ensta ParisTech ont développé leur projet Poppy, un autre robot humanoïde, qui a la particularité d’être entièrement open-source et basé sur du matériel disponible publiquement.

Créé initialement pour étudier la locomotion bipède, Poppy est devenu un véritable robot humanoïde à part entière, doué d’interaction sociale avec une tête dotée d’un écran LCD, des caméras et des micros.

L’ensemble du robot, lorsqu’il est au complet, est composé de 25 moteurs, 16 capteurs de force, 2 caméras, 1 centrale à inertie, 1 écran LCD 4,3 pouces 480 x 273px, deux micros, et une carte Raspberry Pi. Toute l’armature plastique est à imprimer en 3D. Vous pouvez librement y ajouter d’autres accessoires comme des LEDs, des caméras ou encore des capteurs pour qu’il interagisse avec son utilisateur par exemple.

La partie logicielle est basée sur la librairie python PyPot, conçue pour le contrôle des moteurs. Les éléments logiciels, les plans 3D et les plan hardware sont disponibles en accès open-source sur le Github du Poppy Project.

Comptez tout de même 7500€ pour l’ensemble, et de 2 à 3 jours d’assemblage. Cela reste un certain prix mais il est tout de même plus accessible que ses autres concurrents Open-Source comme Darwin-OP, NimbRo-OP, ou iCub.

Ce robot est particulièrement intéressant car il est réalisable et programmable par n’importe qui, chacun peut en faire ce qu’il veut et utiliser son imagination pour lui faire faire un nombre incalculable de choses. Un robot qui démocratisera peut être un peu le développement dans la robotique, même si pour l’instant ce sont surtout des laboratoires de recherche qui l’utilisent.

 

Nous allons vous présenter dans les semaines qui viennent une série sur les robots français. Vous allez découvrir à chaque article un nouveau robot, ses caractéristiques et ses performances. Le but est de mettre en avant différents projets qui font tous à leur manière évoluer l’écosystème de la robotique française. Si vous souhaitez que nous parlions d’un projet en particulier qui vous tient à cœur dites le nous dans les commentaire sur Facebook ou sur Twitter. N’hésitez pas à liker notre page Facebook ou à nous suivre sur Twitter pour être informé de la sortie des prochains articles de cette série.

Dans ce premier article nous vous présentons le robot Buddy.

Du haut de ses 56 cm, Buddy, « copain » en français, est un robot accompli.
Vous lui parlez, il vous répond.
Buddy peut mettre en marche votre chauffage, vous dire à quelle heure partira votre prochain train ou vous proposer des recettes de cuisine. Véritable assistant dans la maison, il vous rappelle vos rendez-vous, appelle vos amis, est capable de mémoriser tout ce que vous lui dites, même la liste des courses.

Buddy, le robot familial intelligent

Grâce à une caméra classique, une caméra infrarouge et un projecteur laser, Il fait la distinction entre les objets, les visages, les animaux, les plantes, etc. Doté d’une technologie d’intelligence artificielle de pointe, il est notamment équipé de technologie pour la détection, la reconnaissance et le suivi des visages et des objets. Il parle, entend, voit et se déplace facilement grâce à ses trois roues.

Ce compagnon adore faire réciter les leçons aux enfants, leur apprend à compter et bien d’autres choses. Très pédagogue, Buddy propose des jeux drôles et éducatifs, raconte des histoires et peut même proposer une partie de cache-cache.

Véritable surveillant de la maison

Grâce à un smartphone, il est possible de se connecter à son robot familial de n’importe quel endroit du monde afin de surveiller son domicile à travers ses yeux. Équipé de capteurs intégrés, il est capable de détecter un début d’incendie, une inondation, un cambriolage, ou toute autre situation anormale et vous alerte immédiatement, où que vous soyez.

Autre avantage, Buddy surveille les appareils et la consommation énergétique.

Un compagnon pour les seniors

Une fois programmé, Buddy peut devenir un véritable ange gardien pour les personnes à mobilité réduite : aide-mémoire, il rappelle de sa petite voix les rendez-vous, les livraisons éventuelles, voire la prise de médicaments.

Il est capable de prévenir la famille en cas de chute ou d’absence d’activité de la personne. Et pour communiquer avec ses proches, pas besoin de savoir utiliser un ordinateur : FaceTime, Skype… il suffit de lui demander et il se connecte tout seul. Pratique aussi pour communiquer en visioconférence avec un médecin.

Caractéristiques techniques :

  • BUDDY mesure 56 cm, pèse 5 kg, et ses batteries offrent 8 à 10 heures d’autonomie.
  • Ce robot familial sera commercialisé fin 2016, pour 750 euros environ.

Le robot familial BUDDY est le fruit de l’imagination de Rodolphe Hasselvander, P-DG et co-fondateur de l’entreprise Blue Frog Robotics. Son design a été conçu par Ova Design, société basée à Ivry-sur-Seine en région parisienne. Il est fabriqué par l’autre société partenaire : Jabil Circuit, Inc., à St. Petersburg en Floride.

robot familialBlue Frog Robotics a choisi le financement participatif comme mode de commercialisation pour BUDDY. Il a été présenté début janvier, au Consumer Electronic Show de Las Vegas.

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Fan Hui, meilleur joueur de go européen, s’est fait laminer par une intelligence artificielle développée par Google. Il y a peu, une telle victoire était encore impensable. Ce qui a fait la différence: le « deep learning ».

C’est un jour à marquer d’une pierre blanche dans le domaine de l’intelligence artificielle. Une pierre de go. Pour la première fois, un joueur professionnel a été battu par une machine, un programme développé par Google et baptisé DeepMind, sans handicap et en conditions réelles. Jusqu’à présent, le jeu de go était le seul jeu de réflexion à deux joueurs qui résistait encore aux ordinateurs. Il y a un an et demi, une telle prouesse semblait hors de portée, comme nous l’expliquait un spécialiste, qui n’en revient pas. « La machine a battu un joueur professionnel sur le score de 5 à 0 dans des parties jouées à égalité sur des damiers 19×19. C’est incroyable », s’exclame Bruno Bouzy, chercheur en intelligence artificielle et spécialiste de la programmation des jeux de réflexion.

Le duel a eu lieu en octobre 2015, et les auteurs du programme ont publié ce jeudi un article scientifique dans la revue Nature pour expliquer leur méthode.

« La différence, ce sont les progrès du deep learning »

Que s’est-il passé, en si peu de temps, pour que le logiciel dépasse ainsi le cerveau humain? Cela tient en deux mots : deep learning. « Apprentissage profond », en Français: un outil d’intelligence artificielle récent qui fonctionne sur le modèle des réseaux de neurones, comme dans un cerveau. Le « raisonnement » est donc non linéaire, les problèmes sont décomposés, et surtout, le programme devient capable d’apprendre seul. Plus besoin de tout lui montrer. Disons que les concepteurs d’un tel algorithme lui apprennent à apprendre.

« La différence, ce sont les progrès réalisés en termes de traitement d’image, grâce au deep learning, explique Bruno Bouzy à L’Express. Cette approche sert à la reconnaissance d’images et à l’interprétation de données visuelles. Sachant que le go est très visuel, cela permet d’imiter les coups des professionnels. »

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Les deux premières parties jouées et perdues par Fan Hui contre AlphaGo en octobre 2015. Nature 16961

Yann LeCun, l’un des plus éminents chercheurs en la matière et directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook à Paris, explique au Monde ce qu’est le deep learning: « Avant, il fallait expliquer à l’outil comment transformer une image afin de la classifier. Avec le deep learning, la machine apprend à le faire elle-même. Et elle le fait beaucoup mieux que les ingénieurs, c’est presque humiliant. » « Avec les méthodes traditionnelles, la machine se contente de comparer les pixels. Le deep learning permet un apprentissage sur des caractéristiques plus abstraites que des valeurs de pixels, qu’elle va elle-même construire », précise au quotidien Yann Ollivier, chercheur en IA au CNRS.

« Il joue comme un humain »

La force d’AlphaGo, l’algorithme qui a battu le joueur pro Fan Hui, est aussi d’avoir combiné plusieurs outils d’intelligence artificielle. Deep learning, mais aussi apprentissage par imitation en recopiant des coups humains, jeu contre lui-même, et « méthode de la fouille d’arbre Monte Carlo », utilisée depuis quelques années pour augmenter l’efficacité des calculs en diminuant le nombre de simulations nécessaires pour évaluer quel est le meilleur coup à jouer. D’autres programmes, uniquement fondés sur le deep learning, ont battu des amateurs de très bon niveau, mais pas des professionnels.

Fan Hui lui-même, 2ème Dan pro, considéré comme le meilleur joueur européen, a été extrêmement surpris par la qualité de jeu d’AlphaGo. « Je n’ai pas du tout eu l’impression de jouer contre un ordinateur. Il joue comme un humain. D’habitude, on voit qu’on joue contre un ordinateur, car il fait des coups bizarres. Avec AlphaGo, il n’y avait pas de coups de ce genre, que des coups normaux. C’est incroyable. Il m’a mis beaucoup de pression », confie-t-il au Monde.

En parties rapides, étonnamment, Fan Hui a perdu avec un écart plus faible, 3-2. Ce qui est contre-intuitif, la machine étant censée calculer plus rapidement que le cerveau. Contre-intuitif, peut-être, mais justement lié à l’intuition. « Le joueur humain est capable, intuitivement, de jouer un coup assez bon très rapidement, puis il affine. La machine est plus linéaire pour trouver le meilleur coup. » Si bien que la minute supplémentaire profite exponentiellement à la machine, par rapport à l’homme.

AlphaGo contre le meilleur joueur mondial en mars

Malgré son succès, DeepMind ne s’est pas encore hissé au niveau de Deep Blue, l’ordinateur d’IBM qui a battu le champion du monde d’échecs Garry Kasparov en 1997. Fan Hui n’est pas le meilleur joueur mondial. La rencontre au sommet est programmée en mars, entre AlphaGo et le Sud-Coréen Lee Sedol. Difficile de pronostiquer l’issue de l’affrontement.

« AlphaGo a gagné 5-0, donc on peut considérer qu’il est à une ou deux pierres d’écart avec Fan Hui », explique Bruno Bouzy (nombre de pierres de handicap pour une partie équilibrée entre les deux). Or, il y a environ deux pierres d’écart entre Fan Hui et Lee Sedol. Moi, je vois bien la machine gagner. C’est juste une affaire de temps. Si ce n’est pas cette année, ce sera l’année prochaine ».

Par Raphaële Karayan, sur lexpress.fr

The Drone Racing League

Publié: janvier 27, 2016 par clemsen12 dans Robotique

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Vous n’avez encore probablement jamais entendu parler de la DFL, la Drone Racing League. En effet cela a à peine un an d’existence. Et pourtant ce projet va faire beaucoup de bruit dans les temps qui viennent. La DFL, c’est la première entreprise organisatrice de courses de drones au monde. Cette startup fondée par Nick Horbaczewski vient juste de récolter un million de dollars d’investissement de la part du propriétaire des Dolphins de Miami, Stephen Ross.

Lors de l’année 2016, six courses de drones sont prévues dans des lieux vraiment atypiques transformés spécialement pour ces événements. Une première course avait déjà eu lieu en 2015 pour préparer la saison 2016, et cela se passait dans une centrale abandonnée sur les bords de la rivière Hudson. Vous pouvez voir la vidéo bien montée de cette course, la première du genre. C’est vraiment intéressant.

Ce sont les organisateurs de la course qui fournissent les drones aux pilotes. Ces derniers dirigent leurs appareils à l’aide de télécommandes et ils on un casque qui leur permet de vivre le pilotage à la première personne ; ils voient à travers la caméra du drone.

Un nouveau sport est né : la course de drone. Peut-être que dans dix an nous regarderons des courses de drone à la télévision.

Pour plus d’informations visitez leur site de la DFL, vous y trouverez beaucoup d’informations.

 

 

Robot mule LS3 de Boston Dynamics

La mule robot développée par Boston Dynamics, spécialiste en robotique militaire détenu par Alphabet (Google), est trop bruyante selon les Marines. Trois ans après la première sortie du LS3 en 2012, le projet de l’Armée Américaine est retiré.

A l’origine, ce robot mule autonome développé conjointement avec la DARPA, la division de recherche du Pentagone, était conçu pour transporter le matériel des troupes sur de longues distances afin qu’ils se fatiguent moins. Pouvant transporter jusqu’à près de 200 kg, le robot surnommé ou AlphaDog, était capable de suivre un soldat à travers des terrains accidentés (montagne, forêt, jungle), impraticables pour un véhicule ordinaire.

Kyle Olson, un porte-parole des Marines, a déclaré au site Military.com que le bruit du moteur à essence du Legged Squad Support System (LS3) était nuisible tactiquement. “Alors que les Marines étaient en train de s’en servir, un des défis était de voir les potentielles possibilités en fonction des limites du robot“, explique Olson. “C’est comme ça : c’est un robot bruyant qui révélerait leur position“.

C’est évidemment un coup dur pour Boston Dynamics, ancienne spin-off du Massachussetts Institute of Technology (MIT), qui a développé ces dernières années d’autres types de robots, dont des quadrupèdes comme Spot (robot qui tirait le traîneau du Père Noel dans une vidéo postée par Boston Dynamics la semaine dernière), des bipèdes comme PETMAN ou ATLAS, ou des robots à roues comme SandFlea. Tous les regards se tournent désormais vers Spot, un robot plus léger que la mule LS3, plus maniable mais plus petit. A la différence de son grand frère, Spot est équipé d’un moteur électrique silencieux. Résultat : il est plus discret mais transporte moins de charge, jusqu’à 18 kg, ce qui ne fait pas non plus de lui, l’assistant idéal aux yeux des Marines.

Au delà de l’aspect bruyant ou de la capacité d’emport des robots militaires, une des questions en suspens est leur réparation en cas de problème lors d’une mission sur le terrain. Faudra-t-il le laisser sur place, risquer des vies humaines pour essayer de le récupérer … ? Il est certain que les Marines ont beaucoup appris aux côtés du LS3 au cours de leurs sorties en extérieur et que les technologies développées par Boston Dynamics seront réutilisées dans des applications futures.

Robot quadrupède BigDog de la DARPA

Depuis le démarrage du projet en 2010, la DARPA aura financé le développement des robots LS3 et Spot à hauteur de 32 millions de dollars, puis une rallonge de 10 millions de dollars pour soutenir les essais en extérieur par le Corps des Marines.

Ecrit par Newsroom le 30/12/2015 sur humanoides.fr


 

Le mythique Jet Propulsion Laboratory (JPL) vient tout juste de dévoiler une nouvelle vidéo de son dernier robot, nommé robosimian, ou plus affectueusement « Clyde » par ses créateurs. Pour rappel, le JPL est le laboratoire de référence pour tout ce qui concerne l’exploration robotique du système solaire. La grande majorité des sondes américaines ont été conçues par ce labo, y compris le rover Curiosity, actuellement en plein travail sur Mars. Bien que la plupart de leurs robots soient dotés de roues, ils ont quand même développés d’autres configurations et notamment des machines se mouvant grâce à des « pattes » mécaniques. On peut par exemple citer le robot LEMUR, développé pour être capable d’effectuer des opérations de maintenance sur des structures spatiales (vidéo ici). C’est donc à partir de ce savoir-faire que Brett Kennedy (l’homme responsable de la conception du bras robotique de Curiosity) a décidé de mettre sur pied une équipe au JPL pour concourir au Darpa Robotics Challenge. Robosimian est le résultat de plus d’un an d’efforts intensifs et grâce à leur belle cinquième place acquise à Miami, en décembre dernier, l’équipe va pouvoir recevoir 1 million de dollars supplémentaire de la part de la DARPA pour poursuivre le développement de son robot en vue de remporter l’épreuve finale, fin 2014, avec 2 millions de dollars à la clé. La vidéo ci-dessus présente les performances de Clyde lors de l’épreuve en Floride. Le robot n’a pas tenter toute les tâches car l’équipe n’était pas encore prête (grimper une échelle, conduire une voiture) mais ils travaillent pour remédier à ces lacunes ainsi que pour améliorer l’autonomie et la vitesse de leur machine.

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Robosimian du JPL.

Le Robosimian du JPL.

Avant la publication de la 3ème partie du dossier sur l’avenir du spatial, j’aimerai partager avec vous quelques vidéos relativement récentes et intéressantes. D’abord, comme promis, des vidéos du Darpa Robotics Challenge. La vidéo ci-dessus montre la démonstration complète de Boston Dynamics lors du DRC avec en vedettes les robots LS3 (le premier) et Wildcat (le tout dernier robot de la nouvelle filiale de Google). Ci-dessous, vous pourrez voir un autre robot appartenant maintenant à Google: S-One de la startup japonaise Schaft Inc. C’est ce dernier robot qui a remporté haut la main l’épreuve de décembre dernier à Miami. Dans la première vidéo c’est l’épreuve de l’escalier qui a seulement été réussie par deux équipes. Dans la deuxième vidéo vous pourrez voir un petit reportage sur differrentes équipes mais la partie la plus intéressante commence à 1 minute, où l’on peut voir S-One se déplacer avec relativement d’aisance sur des parpaings désordonnés. Comme vous pouvez vous en apercevoir, le robot est encore très lent pour prendre ses décisions (en sachant qu’il a été le meilleur) et de grands progrès sont attendus en décembre prochaine.

J’aimerai ensuite vous montrer deux vidéos d’autres robots du DRC avec d’abord celui du JPL, robosimian. Ce dernier est un mixte inspiré des crabes et des singes. Il possèdes quatre membres qui lui font office aussi bien de « jambes » que de « bras », avec des pinces à chaque extrémités. C’est le seul robot de la compétition à se déplacer de cette manière et il semble, qu’avec une belle 5ème place, le concept soit efficace. La deuxième vidéo nous présente le magnifique Valkyrie du centre Jonhson de la NASA. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il prend son temps et cela permet de mieux comprendre pourquoi il est arrivé dernier à la compétition avec 0 points: ce robot vient tout juste d’être terminé et l’équipe n’a quasiment pas eu le temps de le programmer et de le tester. Ils promettent que pour l’épreuve finale, en décembre 2014, les choses seront bien différentes.

Enfin, pour terminer, je vous transmet une vidéo de la prochaine amélioration dont va bénéficier Robonaut 2 (R2) qui est actuellement dans la station spatiale internationale (vidéo de son arrivée). Le robot collaboratif destiné à aider les astronautes dans les tâches dangereuses ou répétitives sera en effet doté prochainement de « jambes » géantes quelque peu étranges qui lui permettront de se déplacer dans la station grâce à un pilote resté sur Terre (bien que des plans ultérieurs prévoient son utilisation en dehors de la station voir même sur le sol lunaire ou martien). Les améliorations de R2 devraient être envoyées vers l’ISS à bord de la capsule Dragon de SpaceX lors de la mission cargo CRS 3, en février prochain.

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le SR-72 de Lockheed Martin

Le SR-72 de Lockheed Martin

Si vous vous intéressez à l’aéronautique il est peu probable que vous ayez raté l’annonce du projet de drone hypersonique de Lockheed Martin, le SR-72. En effet, cet aéronef destiné à l’US Air Force est le successeur du mythique SR-71 « Blackbird », l’avion développé par cette même compagnie dans les années 60 dans le but d’effectuer des opérations de reconnaissance en territoire ennemi. Le Blackbird, retiré du service en 1998, était capable d’atteindre MAch 3,3 (3,540+ km/h) et avait une portée de 5400 km. Depuis plusieurs années de nombreuses spéculations ont été faites concernant le futur aéronef du célèbre bureau d’étude Skunk Works de Lockheed Martin, déjà à l’origine des U-2, A-12, F-117 et SR-71. La rumeur évoquait notamment un avion de reconnaissance nommé « Aurora » (souvent associé à des affirmations plus ou moins farfelues d’amateurs d’Ovnis et autres ufologues). Rien de bien concret en somme. Aujourd’hui on en sait un peu plus sur les plans de l’armée de l’air américaine pour réaliser ses missions de reconnaissance et c’est l’utilisation massive de drones furtifs qui semble être le nouveau créneau. Il y a d’abord eu le drone RQ-170, qui aurait été capturé par l’Iran en décembre 2011. Aviation Week a dévoilé récemment le projet SR-72 ainsi que celui du successeur du RQ-170, le RQ-180 (deux drones construits par Northrop Grumman, la société à l’origine du fameux B-2 « Spirit »). Ces deux drones, bien que très différents, entrent en concurrence dans les budgets de l’US Air Force étant donné que ceux sont tous les deux des engins de reconnaissance. Le SR-72 est capable d’atteindre Mach 6 grâce à des superstatoréacteurs  et serait capable d’effectuer des frappes aériennes en un temps très cours ainsi que des attaques électroniques (pour un bon article sur ce drone je vous conseille celui d’Air Et Cosmos). Le RQ-180 lui est un drone de type aile volante, spécialité du constructeur Northrop Grumman, et ne sera certainement pas supersonique. Il sera en revanche doté d’une grande furtivité et d’une autonomie en vol de 24 h (contre 5-6 h pour le RQ-170) et il sera capable lui aussi d’effectuer de la guerre électronique (mais pas de frappes aériennes). Une représentation de ce que pourrait être le RQ-180 a été fournie par Aviation Week (image ci-dessous) mais ce programme faisant parti des « black projects » de l’armée américaine il est très difficile de savoir exactement à quoi ressemble ce drone qui serait développé par ailleurs dans la mythique zone 51, au Nevada. Aujourd’hui c’est ce dernier projet qui semble avoir la faveur de l’Air Force notamment du fait de sa plus grande faisabilité par rapport au SR-72 et de sa disponibilité évaluée aux alentours de 2015 (le SR-72 rentrerait lui en service autour de 2030). Il n’est pas non plus impossible que les deux soient développés en parallèle. Avec les projets européens Taranis de BAE Systems et nEUROn de Dassault Aviation il semble bel et bien que les drones représentent l’avenir de l’aéronautique militaire.

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Le RQ-180, développé par Northrop Grumman.

Le RQ-180, développé par Northrop Grumman.