Un nouvel âge d’or pour le spatial ? (partie 4)

Publié: janvier 20, 2014 par futurscience dans Spatial
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Les ingénieurs de l’ESA (parmi d’autres) doivent êtres aux anges ce soir. La sonde Rosetta vient en effet de donner signe de vie après un sommeil de presque 1000 jours qui lui a permis de se rapprocher de sa cible: la comète Churyumov-Gerasimenko. Cette mission de près d’un milliard d’euros et lancée en mars 2004 à bord d’une ariane 5 vise à mieux comprendre la composition du noyau de la comète grâce à la première mise en orbite d’une sonde autour d’un tel corps. Ces études sont nécessaires pour essayer de mieux comprendre comment s’est formé le système solaire. Mais Rosetta n’est pas seule dans son voyage: elle est accompagnée d’un petit atterrisseur, nommé « Philaé » (image ci-dessous), qui se posera sur le sol de la comète grâce, notamment, à des harpons et des petit propulseurs. Cette phase sera extrêmement délicate puisque la gravité ainsi que la composition de la comète rendent toute manœuvre difficile. L’atterrissage est prévu le 11 novembre 2014 et si celui-ci est un succès alors la mission Rosetta pourra sans aucun doute être considérée comme un des plus beaux exploits de la science spatiale européenne.

Vue d'artiste de Philaé posé sur la comète Churyumov-Gerasimenko

Vue d’artiste de Philaé posé sur la comète  Churyumov-Gerasimenko

La prochaine grande mission de l’ESA sera, en collaboration avec l’agence spatiale japonaise (JAXA), BepiColombo, à destination de Mercure. Parmi les objectifs de cette mission ne comprenant que des orbiteurs figure notamment l’explication de l’existence d’un fort champ magnétique autour de Mercure ou encore la détermination de la nature (liquide ou solide) du noyau de la planète. D’un point de vue technologique et plus particulièrement de la propulsion la sonde embarquera la solution prometteuse de l’électrique avec un propulseur à grilles, capable de fournir une faible poussée mais une forte Isp (vitesse d’éjection du gaz). Décollage en août 2015 et insertion en orbite mercurienne en janvier 2022. Ensuite ce sera au tour de la mission phare de la décennie pour l’agence spatiale européenne (en forte collaboration avec l’agence spatiale russe): Exomars. Cette dernière sera en faite en deux parties: une première mission en 2016 qui sera constituée d’une orbiteur et d’un atterrisseur. Ce dernier servira de répétition géante avant la grande mission de 2018 qui devrait voir pour la première fois de l’Histoire un rover européen fouler le sol martien (image ci-dessous). Bien que fourni en énergie grâce à des panneaux solaires (et donc possédant une durée de vie moins grande qu’un Curiosity et sa pile nucléaire), le petit engin aura la capacité particulièrement intéressante de forer le sol à la recherche, en autre, de possibles traces de vie sur la planète rouge. Après plusieurs problèmes de financement, notamment à cause de désistement de la NASA, Exomars semble aujourd’hui bel et bien sur les rails, pour notre plus grand plaisir.

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Le rover de la mission Exomars.

Le rover de la mission Exomars.

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