Hyperloop.

Publié: août 14, 2013 par futurscience dans science et technologies
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Le "pod" du système Hyperloop.

Le « pod » du système Hyperloop.

Elon Musk remet ça. Après Paypal, Tesla Motors, SolarCity et SpaceX voilà que l’homme que l’on compare au personnage fictif Tony Stark du film Iron Man dévoile un nouveau projet pour le moins ambitieux. Le cahier des charges est simple: relier San Francisco à Los Angeles en 30 minutes, être alimenter par énergie solaire, être dune fiabilité extraordinaire, notamment vis à vis des tremblements de terre (la Californie est une zone à fort risque sismique) et enfin le système doit être bien moins coûteux qu’un train à grande vitesse classique, monté sur rails. Et c’est justement ce dernier point qui a poussé Elon Musk a présenter son Hyperloop, en effet l’état de Californie a récemment annoncé qu’il allait construire une ligne à grande vitesse pour relier ses deux grandes villes principales mais le problème, pour l’entrepreneur originaire d’Afrique du Sud, c’est justement que le coût de ce réseau est évalué à environ 60 milliards de dollars. Beaucoup trop à ses yeux pour un système pas forcément révolutionnaire en terme de vitesse. Il a donc décidé de lancer, il y a un an, des études sur le concept de l’Hyperloop. C’est donc avec l’appui d’ingénieurs de Tesla et de SpaceX qu’il a peaufiner son idée initiale et qu’il a présenté les résultats le 12 août 2013 (un pdf de 57 pages téléchargeable en cliquant ici). Voici les grandes lignes de ce cinquième moyen de transport: un système de deux tubes, l’un à coté de l’autre, est installé en hauteur grâce à des pylônes. Grâce à des pompes, une faible pression est instaurée dans ces tubes (attention on ne fait pas le vide, comme il l’a souvent été supposé. Cela permet d’être relativement insensible aux éventuelles fuites et les pompes nécessaires ne sont pas excessivement coûteuses, comme c’est le cas lorsque l’on souhaite instauré un vide poussé). Cette basse pression permet de réduire la friction mais cela ne suffit pas car si l’espace entre les parois du tube et le pod est faible alors ce dernier agît en quelque sorte comme une seringue et pousse l’air vers l’avant en le compressant. C’est sur ce point que repose l’idée principale de Musk: sur le nez de chaque pod (pouvant transporter chacun jusqu’à 28 passagers) serait installé un compresseur électrique (une sorte de gros ventilateur) qui permettrait de transférer les hautes pressions du devant vers l’arrière (Musk fait l’analogie avec une pompe montée devant la seringue qui aspirerait l’air, facilitant ainsi l’avancé du piston). Le second point essentiel associé à cette solution est que ce système permettrait de créer un « coussin d’air » en dessous du pod et ainsi celui-ci serait en suspension sur cette couche d’air haute pression, à la manière du Air Hockey.

Les pods comme celui-ci partiraient des stations toute les deux minutes.

Les pods comme celui-ci partiraient des stations toute les deux minutes. On aperçoit le compresseur sur le nez du pod.

Le dernier élément nécessaire au fonctionnement de l’Hyperloop concerne évidemment la propulsion des pods. Elon Musk envisage pour cela d’utiliser les forces électromagnétiques (voir à ce sujet les railguns). Il serait monté sur environ 1 % du trajet des moteur électriques à induction, similaire à ceux présents dans la Tesla Model S (donc pas de rupture technologique à prévoir de ce côté). Les pods seraient ainsi accélérés environ tous les 110 km mais leur vitesse resterait subsonique (vitesse moyenne de 960 km/h et vitesse maximale de 1220 km/h). Enfin il convient d’aborder le coût estimé d’un tel projet car c’est sur ce point que l’Hyperloop frappe vraiment fort face à son concurrent sur rails. Au lieu de 60 milliards de dollars, Musk et son équipe estiment qu’il faudrait 6 milliards de dollars pour construire leur système de transport (10 milliards pour la version doté des pods améliorés permettant d’emporter des véhicules en plus des passagers), soit dix fois moins. Le projet est ambitieux et comme le milliardaire le dit lui même, il ne l’a pas crée pour ramasser des sommes énormes d’argent (il faudrait au moins 20 ans, à 20 dollars le ticket, pour amortir l’investissement initial). Néanmoins, bien qu’il s’estime déjà surbooké avec Tesla et SpaceX (hum, étonnant !), il semblerait qu’il désire construire au moins un prototype de l’Hyperloop, tout en espérant que quelqu’un d’autre relèvera le défis par la suite. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a ouvert ce projet en open source.

Un pod et ses passagers. Ceux-ci ne devraient pas subir d'accélérations supérieures à 1 g.

Un pod et ses passagers. Ceux-ci ne devraient pas subir d’accélérations supérieures à 1 g.

commentaires
  1. Corto Maltese dit :

    les difficultés techniques et le budget sont LARGEMENT sous estimés…

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