Le projet Robobees d’Harvard est une réussite.

Publié: mai 11, 2013 par futurscience dans Robotique
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Après 12 années de recherches, le robot insecte du projet Robobees de l’université d’Harvard est enfin capable de réaliser des vols contrôlés. D’un longueur de 2 centimètres et d’un poids de 80 mg, c’est le robot volant le plus petit et le plus léger au monde. Jusqu’à l’année dernière le robot n’était capable que de voler quelques secondes de manière non contrôlé. Si il a fallu tant de temps pour arriver à ce résultat final c’est qu’à ces dimensions tout est plus compliqué en terme d’aérodynamique, de matériaux, de moteurs et d’énergie. En effet, la moindre variation des conditions de vent met en péril la stabilité du robot, les matériaux doivent être suffisamment légers pour qu’il puisse s’élever (sachant que plus le robot est léger plus il est sensible aux pressions extérieures) et enfin les moteurs et leur alimentation doivent être adaptés à sa taille. Ce casse tête a finalement été en partie résolu grâce à de très récentes innovations, notamment dans le procédé de fabrication des pièces du robot et dans le choix d’actionneurs piézoélectriques (la piézoélectricité est la capacité d’un matériau à se polariser sous l’effet d’une action mécanique) permettant aux ailes de battre 120 fois par secondes. Quand je dis que les problèmes ont été « en partie » résolus, je fais référence au problème restant de la fourniture et du stockage de l’énergie (comme souvent dans la technologie moderne). En effet, pour le moment les robots-insectes sont alimentés en énergie et contrôlés grâce à un petit câble ce qui rend leur autonomie et leur portée nettement amoindrie. L’objectif à terme (puisque le projet Robobees continu) est d’apporter des solutions à ces problèmes pour qu’un jour ces machines puissent travailler ensemble dans des colonies artificielles pour surveiller l’environnement, pour réaliser la pollinisation et effectuer des missions de recherche et sauvetage ou d’espionnage. Et, comme on le voit avec le processus de fabrication, les innovations technologiques développées le long du chemin sont précieux en eux-mêmes. Comme on peut le voir, ce genre de technologie semble très prometteuse et il y a fort à parier que ce n’est que le début et que des choses impressionnantes sortiront de ces travaux comme le dit Kevin Y. Ma, un des chercheurs du projet: « Je veux créer quelque chose que le monde n’a jamais vu auparavant ».

Le robot-insecte d'Harvard.

Le robot-insecte d’Harvard.

commentaires
  1. johnest dit :

    Très bon article! Je suis vraiment impressionné des avances technologiques… le monde bouge!
    Il ne reste plus qu’à faire des robots cafards pour qu’ils se fondent dans le décors eheh
    Pour ma part, je préfère écrire des tutoriels pour programmer ces robots, tu peux le voir sur mon blog! A plus

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