L’exploration de Mars: le futur.

Publié: février 8, 2013 par futurscience dans Robotique, Spatial
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Après avoir vu la situation actuelle de l’exploration martienne, intéressons nous aux futures sondes qui partiront à destination de la planète rouge. Il y a aujourd’hui, de façon certaine, cinq missions en cours avec des dates de lancement qui vont de novembre 2013 à 2020. Sur ces cinq missions, il y en a trois américaines (MAVEN, InSight et un clone de Curiosity que l’on appellera entre nous Curiosity 2.0), une indienne (Mangalyaan) et une franco-russe (ExoMars). Commençons par cette dernière. Après de multiples rebondissements, celle-ci semble enfin sur les rails mais cela n’a pas été simple. En effet, au départ, l’ESA (l’agence spatiale européenne) s’était associée avec la NASA pour réaliser cette ambitieuse et coûteuse mission mais suite aux difficultés financières outre-atlantique cette-dernière s’est finalement retirée du programme (argument discutable puisque peu après l’annonce du retrait américain de cette mission, la NASA annonçait le lancement de Curiosity 2.0). Finalement, l’ESA a réussie à trouver un nouveau partenaire avec Roscosmos (l’agence spatiale russe) et leur partenariat a été confirmé lors de la dernière rencontre des ministres européens en charge de l’espace. ExoMars compte en fait deux missions distinctes: en 2016, un lanceur russe Proton lancera un satellite vers Mars, nommé Trace Gas Orbiter (TGO), qui effectuera des analyses de l’atmosphère martienne et aidera aussi à sélectionner un site d’atterrissage pour le rover de la deuxième mission, en 2018. Pour préparer  et acquérir les technologies nécessaires à son premier atterrissage sur la surface de Mars, l’ESA enverra aussi, aux côtés de TGO, un petit lander nommé « Entry, Descent and Landing Demonstrator Module » (EDM). L’atterrissage se fera grâce à un parachute et des rétrofusées. La deuxième mission du programme ExorMars, en 2018, comprendra un rover (vidéo ci-dessus) et un module d’atterrissage pour celui-ci (construit à 80% par les russes et à 20% par les européens). Ces derniers seront aussi lancés par une fusée Proton à Baïkonour. Le rover aura la particularité de pouvoir forer le sol jusqu’à 2 m pour prélever des échantillons qui pourraient contenir des traces d’une vie passée ou présente.

insight

Voyons maintenant les futurs engins de la NASA qui iront se poser sur la surface de Mars. Trois projets sont actuellement en cours: MAVEN, InSight (image ci-dessus) et Curiosity 2.0. Le premier est un satellite qui sera lancé entre novembre et décembre 2013 depuis Cap Canaveral par une fusée Atlas V. Il s’insérera en orbite martienne, si tout va bien, le 22 septembre 2014. L’objectif de MAVEN est de déterminer l’histoire de la perte de gaz atmosphériques à travers le temps pour fournir des réponses sur l’évolution du climat sur ​​Mars. La seconde mission, InSight consistera en un lander similaire à Phoenix qui s’est posé sur mars en mai 2008. Le lancement est prévu pour 2016 et le lander emportera deux instruments scientifiques : un sismomètre et un capteur de flux de chaleur s’enfonçant jusqu’à 5 mètres sous la surface du sol. Tous deux doivent fournir des données qui contribueront à mieux connaître la structure et la composition interne de Mars. Enfin, la troisième mission est encore mystérieuse mais on sait que la plupart des technologies développées pour Curiosity seront réutilisées (notamment son système d’atterrissage sky-crane). La date de lancement envisagée à l’heure actuelle est 2020 mais des changements sont possibles.

Mangalyaan

Aux côtés des grandes nations du spatial, l’Inde devrait aussi se faire remarquer cette année. Nous reparlerons des projets de l’ISRO (l’agence spatiale indienne) dans un autre article mais celle-ci mène plusieurs projets très ambitieux (notamment un programme habité). Mais ici c’est dans le domaine de l’exploration martienne que nous retrouvons les indiens avec la mission Mangalyaan (photo ci-dessus) qui devrait être lancée en novembre 2013 par un lanceur national, le PSLV (Polar Satellite Launch Vehicle). D’une masse de 500 kg, la sonde comprendra plusieurs instruments scientifiques qui permettront d’étudier par exemple la présence de méthane dans l’atmosphère martienne mais l’objectif principal de la mission est surtout technologique, Mangalyaan est vu avant tout comme un démonstrateur technologique qui permettra à l’Inde d’acquérir le savoir-faire nécessaire pour la conduite de missions interplanétaires. Si elle réussie, ce sera la première mission asiatique à destination de Mars (si on ne compte pas la Russie comme un pays d’Asie). On peut néanmoins noter que ce n’est pas la première tentative puisque la Chine avait voulu envoyer l’orbiteur Yinghuo-1 vers la planète rouge lors de la missions ratée Phobos-Grunt. Nul doute que la Chine, en tant que nouvelle grande nation du spatial, retentera sa chance très prochainement.

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